HISTORIQUE  

La fondation

Le Racing a été fondé en 1882 par des lycéens de Condorcet adeptes de course à pied qui se réunissait pour assouvir leur passion à la Gare Saint-Lazare puis en plein milieu du Bois de Boulogne. Ces jeunes gens créèrent officiellement le Racing Club (le nom actuel ne prendra place que le 21 novembre 1885) le 20 avril 1882.
En 1884, Georges Saint-Clair institut les couleurs ciel et blanche inspiré des couleurs de la Grèce (berceau des Jeux Olympiques). Dix ans après, le Baron Pierre de Coubertin ressuscitera les Jeux Olympiques.

La Croix Catelan

Le club créé, les lycéens de Condorcet n'avaient pas de lieu propre pour se réunir et s'entraîner. Ils se tournèrent donc vers la mairie de Paris afin d'obtenir la concession d'une plaine situé en plein cœur du Bois de Boulogne : le Parc au Biches. Cette aire comprenait une piste en herbe de cinq cents mètres et un chalet faisant office de vestiaire. Le 26 février 1886, la Croix Catelan voyait le jour. Elle restera ciel et blanche pendant… 120 ans. Un an plus tard, la seconde section du club voyait le jour, celle du tennis. Lors de la création de la Croix Catelan, le club compte déjà plus de mille adhérents.

La décennie des sports collectifs

Dans les années 1890, le Racing s'enrichit de trois nouvelles sections sportives qui ont la particularité d'être toutes trois des sports collectifs et trois sections qui feront la renommée du Racing sur le plan international. Sous l'influence britannique, le rugby (1892), le football (1896) et enfin le hockey sur gazon (1897) apparaissent dans le monde ciel et blanc. L'équipe de rugby remportera dès sa première saison le titre de champion de France en battant en finale son rival du Stade Français (4-3). Le hockey sur gazon sera champion de France très rapidement également dès 1899.

Les Jeux Olympiques - Acte 1

En 1896, les premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne se déroule à Athênes. Le Baron français Pierre de Coubertin en est l'instigateur, c'est la ville de Paris qui organisera les seconds Jeux de l'ère moderne en 1900. La Croix Catelan étant l'hôte des épreuves d'athlétisme. Le RCF a alors déjà pas mal transformé l'ancien Parc aux Biches. Le Racing prend alors une autre dimension et devient de plus en plus incontournable.

Les Jeux Olympiques - Acte 2

Vingt ans plus tard, les Jeux Olympiques sont de retour dans la Capitale. Le Comité Internationale Olympique désigne Paris comme ville hôte des JO de 1924. Il faut pour cela construire un grand stade, mais tous les projets tombe à l'eau les uns après les autres. Devant la menace du CIO de retirer l'organisation des jeux à Paris et de les donner à Los Angeles, la mairie octroie un crédit exceptionnel au Racing (devenu entre temps une institution du sport français) pour construire un stade dans l'urgence. C'est le stade de Colombes (dont le RCF est locataire depuis 1920) qui est choisi (très contesté car le plus éloigné de la Capitale) et c'est comme cela que naquit le stade Olympique (futur stade Yves du Manoir du nom d'un illustre joueur de rugby du club, tragiquement décédé à l'âge de vingt trois ans dans un accident d'avion).

L'enrichissement

Lors de l'entre-deux guerres, le Racing s'enrichie de trois nouvelles sections. Le basket (1922), la natation (1923) et le badminton (1937) viennent grossir les rangs d'un club de plus en plus vaste. La section volley-ball naîtra pendant la Seconde Guerre Mondiale, en pleine occupation en 1941. Le judo trouvera sa place en 1945. Un an plus tard, le Racing Club de France fusionne avec le Ski Club de Paris et ouvre sa section Ski alpin, ce qui lui donne une dimension omnisport unique en France.

De la Rue Ampère à la Rue Eblé

Les locaux rue Ampère étant devenus trop petits, le RCF déménage en 1947 au 5 rue Eblé où il y transfère ces sections et tout son administratif. Le 5 Rue Eblé deviendra également un centre sportif à part entière grâce à d'imposants travaux qui dureront jusqu'en 1963, date de l'ouverture des piscines. L'arrivée Rue Eblé permet également l'apparition d'une nouvelle discipline dans le giron du RCF. L'escrime fait son apparition profitant des 300 m² mis à sa disposition dans le nouveau centre administratif du club.

Le Golf de la Boulie et la Rue Saussure

Le Racing se met alors en tête de faire renaître le vieux golf de Paris. En 1951 il acquiert les hectares de terrain situés dans les Yvelines, au sud de Versailles et s'adjoint une nouvelle discipline. Le Golf de la Boulie intègre le giron du RCF. En 1963, la surface du terrain sera portée à cent six hectares. C'est également cette année là que le Racing achète le Centre de Saussure portant son nombre de site à cinq dans la région francilienne. Entre temps, en 1958, le tir et le décathlon moderne faisaient leur apparition à leur tour au sein de la grande famille ciel et blanche.

Le centenaire

En 1982, le Racing Club de France fête son centenaire. Le CIO lui accorde la Coupe Olympique, trophée créé en 1906 par le Baron Pierre de Coubertin afin de récompenser chaque année une association ou une institution ayant servi au mieux à la promotion de l'idéal olympique. Le Racing compte alors 15 disciplines. Sept ans plus tard, il en comptera deux de plus avec le triathlon (1985) et le pentathlon moderne (1989).