Retour sur terre
 CFA | 20.09.2009

Le Racing a produit à Pontivy une prestation à l'inverse de celle de Rennes

Alors que l'équipe avait remonté la pente ces dernières semaines, elle est retombée dans ces travers à Pontivy avec une prestation insipide. Un recadrage est désormais nécessaire sous peine de s'engluer en milieu de tableau.

Ali Tabti avait décidé de laisser au repos nos deux jeunes joueurs qui jouaient en district et en U19 l'an dernier à savoir Mady Keita et Sonny Dubeaux. David Pinto suspendu, c'est donc Darko Tomasevic, Aliou Dembélé et Losseni Keita qui étaient titulaires. Seul le premier a fait un match correct. Pour le troisième, il manque de compétition, donc on attendra un peu avant de juger car il revient de blessure.
En face son homologue Alain Le Dour maintenait les vainqueurs de Viry le week-end précédent. Seul Jean Gomba cédait sa place à Pierre Offredo.

L'entame de match était moyenne, aucune des deux équipes ne prenant le contrôle de la partie. Les morbihannais construisaient en penchant clairement à droite. Leur numéro 6 Edern Guyader étant la plaque tournante de cette équipe. Quel joueur. Il dégage une impression de facilité rarement vu à ce niveau. Tout lui semble facile, ces passes sont précises par contre il en fait un peu trop parfois et oublie de combiner ce qui lui a valu de perdre pas mal de ballon en duel avec son vis à vis Yann Jaffard en première période.

La première occasion est pour les verts. A la 10e, changement de coté vers la droite, Edern Guyader, esseulé reprend instantanément mais au dessus. Cela réveille les ciel et blanc (qui aborde cette saison un maillot extérieur rouge, le vrai, l'unique, l'historique que Nike a bien accepté de faire et qui a donc été super mal inauguré), une minute plus tard, coup franc sur la gauche pour Ismaël Badaoui. Le ballon passe devant tous les joueurs sans qu'aucun ne le dévie, il finit dans les bras du gardien, qui s'en saisit en deux temps. Six minutes plus tard Samir Malcuit se met en évidence. Après une bonne combinaison sur la droite, le numéro 7 du Racing s'infiltre dans la surface, élimine un défenseur et frappe. Malheureusement cette dernière est trop molle et n'inquiète pas Dodji Obilale. La GSI répond par deux fois. Deux frappes cadrées mais qui n'inquiètent pas Alban Catrin.

A la demi-heure de jeu premier incident. L'arbitre ne siffle pas un attentat sur Ismaël Badaoui ni un plongeon sur la combinaison de Darko Tomasevic. Le ballon est mis en touche, le meneur de jeu du Racing est à terre. Il se relèvera difficilement en boitillant (il finira par sortir en deuxième période victime d'un second attentat). Sur l'action d'après, il se fait justice et prend un carton jaune (mérité vu la faute mais cela aurait pu être évité si l'arbitre avait sanctionné la première faute alors qu'il était bien placé). Cinq minutes plus tard, il oublie une obstruction volontaire sur Aliou Dembélé qui allait récupérer une balle en profondeur de Darko Tomasevic.
La nervosité commence à se faire sentir et à la quarante et unième minute, les verts partent en contre sur la droite, long centre à destination de Mickaël Tison esseulé dans la surface. Yann Jaffard le devance mais contre le ballon qui trompe Alban Catrin. 1-0 pour la GSI après une première période équilibrée dans ce qui est tout sauf un grand match (un peu comme les deux confrontations l'an dernier d'ailleurs).

La deuxième période va basculer dès l'entame. A la 48e minute, le Racing obtient un corner. Patrick Rosélia dévie le ballon de la tête au premier poteau qui va s'écraser sur le poteau, tout le monde se jette et le ballon est dégagé à la va-vite par la défense pontivyenne. Ce dégagement débouche sur un contre, Gilles Bray s'infiltre à gauche de la surface. Gary Raboteur, revenu comme le diable vauvert, tacle en emportant tout : la pelouse, le ballon, le joueur. L'arbitre siffle logiquement pénalty que transforme Fabrice Peru (2-0).

A partir de là, le Racing-Levallois prend le contrôle du ballon, la GSI se contentant de contrôler. Comme à chaque fois, les ciel et blanc déjouent, chacun tentant de faire la sienne au lieu de combiner comme l'équipe sait le faire. Les entrées de Mady Keita, Sonny Dubeaux et Papy Mavua n'y changeront rien. Le Racing domine complètement stérilement. Dodji Obilale se régalant sur les centres aériens qui lui arrivent dans les mains.
A dix minutes de la fin, un nouveau contre de Pontivy annihile les derniers espoirs franciliens. Gilles Bray s'infiltre une fois de plus sur la gauche mais cette fois, aucun retour francilien pour le stopper. Il croise sa frappe et marque le troisième but quelque peu anecdotique vu le profil de la deuxième période.

Le Racing, malgré toutes les mises en garde dans la semaine par l'entraineur et dans la presse de la part des joueurs sur le plus dur à réaliser après la grosse prestation de samedi dernier, l'équipe est passé à coté de son match, ne jouant pas en équipe mais proposant une série d'individualité incapable de jouer ensemble. Une remise en cause est prévue dans la semaine et une réaction attendue contre Cherbourg. Car je n'ai rarement vu une équipe être aussi brillante un week-end et aussi pitoyable la semaine d'après.

[ Réactions à cette article () ] Damien A.
 
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