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Une première défaite de l'année à la maison qui tombe mal. Après trois succès de rang (sans but encaissé) en 2008, le Racing a chuté hier après-midi face à une fringante réserve havraise. Si on excepte deux sauvetages sur leur ligne (57 et 87), les normands se sont procurés une petite dizaine d'occasions nettes face à des Racingmen trop diminués par les absences de De Cicco, Quéré, Bagnost ou Keita, tous à l'infirmerie.
Après avoir ouvert le score par Nabouhane, entré la veille en Ligue 2 face à Ajaccio (2-0) et bénéficiaire sur le coup de la passivité de l'arrière-boutique des Ciel et blanc (pour l'occasion en rouge). Le Havre double la mise à l'heure de jeu par l'excellent Alassane (0-2, 64è). L'attaquant du leader de la Ligue 2 (9 titularisations, 2 buts), qui a prolongé la veille son contrat jusqu'en 2011, avait échoué d'un cheveu dix minutes plus tôt lorsque sa tête avait heurté le dessous de la transversale (53è). "On est tombé sur un adversaire plus réaliste et qui voulait la victoire sans doute plus que nous", reconnait Frédéric Lipka.
Même dans un groupe toujours aussi serré, l'entraineur du Racing admettait logiquement qu'après ce revers, la montée devenait "très compliquée". Manifestement, le stade Yves du Manoir était l'endroit où il fallait être hier. Les deux principaux candidats aux municipales à Colombes semblaient en tout cas s'être donné le mot. Si la visite du socialiste Philippe Sarre n'avait rien d'inhabituelle, celle de Nicole Gouetta l'était davantage.
Mise en cause en janvier par les repreneurs du club, qui jetteront l'éponge en fin de saison, la maire sortante UMP, qui est également vice-présidente chargée des sports du conseil général 92, était restée étonnement silencieuse. A la veille du premier tour, Mme Gouetta était hier accompagnée de sa célébre colistière, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, qui a même enfilé une veste aux couleurs du Racing. Cela ne lui a pas porté chance...
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