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Histoire d'un monument : Le Stade Yves du Manoir où joue le Racing pour ses matches à domicile depuis 1990, est le parent pauvre d'un stade mythique ou des
dizaines de milliers de personnes se massait par le passé pour assister aux exploits en Coupe du Monde, Jeux Olympiques ou encore rencontre internationale.
Son histoire commence en 1921, lorsque le C.I.O. désigne l'organisation des Jeux Olympiques 1924 à Paris. La ville décide de construire un grand stade qui
accueillera les épreuves d'athlétisme et de football nottament. Des plans sont présentés mais aucun ne fait l'unanimité de tel sorte qu'à treize mois des jeux,
Paris n'a toujours pas son grand stade. Le C.I.O. commence à grincer des dents et menace de retirer l'organisation à Paris au profit de la ville de Los Angeles.
Devant l'urgence, l'Etat charge le Racing Club de France, qui avait fourni des installations (la Croix Catelan) pour les Jeux Olympiques de 1900 et qui désire
encore moderniser ses installations, de construire un stade qui sera le Stade Olympique. Pour cela le RCF se voit attribuer une grosse subvention, les dirigeants
ciel et blanc implante le futur Stade Olympique à Colombes sur le terrain du stade créé en 1907. Le nouveau stade fait 45 000 places et est inauguré le 4 mai
1924 avec un match international de rugby entre la France et la Roumanie (victoire des bleus 59-3).
Le nouveau Stade Olympique (le stade ne s'appelle pas encore Yves du Manoir) accueille les athlétes Olympique et les spectateurs assistent aux exploits de Nurmi
ou de l'équipe de football olympique d'Uruguay qui deviendra la première championne du monde six ans plus tard.
En avril 1928, le Stade est renommé Stade Yves du Manoir en hommage à l'aviateur Yves du Manoir, membre du Racing Club de France.
En 1938, la capacité du stade est porté à 60 000 places afin d'organiser la Coupe du Monde de football. Le Stade Yves du Manoir accueille
les matches des plus grandes équipes d'alors, l'Italie de Meazza, le Brésil de Leonidas (déjà) et le Wunderteam de Sindelaar. C'est finalement l'Italie et la
Hongrie qui s'affronteront en finale et les transalpins l'emporteront 4-2.
| Le stade en quelques chiffres |
Comment s'y rendre ? |
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Adresse : Rue François Faber 92700 Colombes.
Record : 62 145 (France-URSS, 21 octobre 1965).
Gestionnaire : Conseil Général des Hauts-de-Seine.
Club Résident : Racing Club de France.
En train : De la gare Saint-Lazare un train part et s'arrête à la station COLOMBES-STADE en direction de Vernon (Via Mantes-la-Jolie) ou de Gisors.
Attention la station COLOMBES-STADE n'est pas à coté du stade et vous aurez une petite demi-heure de marche pour atteindre le stade.
En bus : C'est la façon la plus commode en transport en commun. En effet le stade est bien fourni en arrêt et l'un deux est situé juste à
l'entrée du stade à savoir Robert Schumman. Une seconde, à peine plus éloigné est également à proximité du stade : Audra.
Ligne 164 : Elle va de la Porte de Champerret (Métro ligne 3) au collège Claude Monet d'Argenteuil. Elle traverse Neuilly, Courbevoie et La Garenne-Colombes (plan ici).
Ligne 166 : Elle relit la Porte de Clignancourt (Métro ligne 4) à l'arrêt Audra qui est situé juste à coté du stade (plan ici).
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L'entrée du stade est située rue François Faber. Un grand parking gratuit est disponible vous n'aurez donc aucun mal à vous garer.
En voiture : Il faut rejoindre l'A86 et sortir à
Le stade est à la sortie, sur la droite en venant de Rueil-Malmaison, sur la gauche en venant de Roissy.
Ligne 235/304 : Elles permettent de rejoindre le stade à partir du terminus de la ligne 13 du métro (Asnières - Gennevilliers / Gabriel Péri). Il faut descendre à l'arrêt Audra. Le stade est visible sur la droite (plan ici et ici).
Ligne 336 : Ligne interne à Colombes, elle va d'Ile Marante à Fossés Jean (plan ici).
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| Vous retrouverez toutes les autres informations sur le site de la RATP : www.ratp.fr. Sachez que vous pouvez sur ce site, connaître les bus / métro / train à prendre de n'importe quel lieu d'Ile-de-France. |
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Aviateur de profession, Yves Frantz Loys Marie Le Pelley du Manoir naquit à Vaucresson, le 1er août 1905. Très tôt il fait entrevoir des talents en sport et
nottament en tennis, athlétisme et surtout en rugby, discipline ou il est sélectionné en Equipe de France. En 1905, alors âgé de 20 ans, le jeune homme se fait
connaître lors d'un match international contre l'Irlande. A cette occasion, un journaliste écrit de lui : «Les premières fois qu'on vît apparaître dans l'équipe
de France ce jeune garçon, la foule, qui ne choisit pas, mais se laisse aller à son instinct, lui consacra tout son enthousiasme». A cette même époque, il
choisit l'aéronautique pour profession et prépare son brevet de pilote près de Bourges.
Le 2 février 1928, il ne participe pas au match France-Ecosse et pour cause, le même jour il doit passer une epreuve de pilotage et doit effectuer un
triangle entre Avord, Romorantin et Châteauroux sur un Caudron 59. Mais Yves du Manoir prend la direction de la région parisienne avec son avion. Pourquoi ?
on ne le saura jamais, sur le chemin de la Valterie, une rangée de peupliers bordant la rivière et masqué par la brume accroche une roue de l'avion. S'en est
fini de la vie de Yves du Manoir qui s'éteint à l'âge de 23 ans mais dont le nom restera gravé à jamais à travers le Stade Olympique de 1924.
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